La Chambre d’agriculture est engagée pour accompagner les agriculteurs et les acteurs de l’agriculture biologique. Elle œuvre quotidiennement auprès des agriculteurs en agriculture biologique ou souhaitant se convertir. Ce travail s’articule autour de :
L'engagement en Agriculture Biologique est un choix à long terme qui implique des orientations importantes pour un agriculteur dans la conduite de son exploitation. Il se traduit généralement, pour les exploitations d'élevage, à un passage pour le troupeau à une alimentation basée essentiellement sur l'herbe, ce qui n'est pas sans conséquence sur l'utilisation des surfaces de l'exploitation, la taille du troupeau, la réalisation des droits à produire, l'utilisation des bâtiments...
C'est une décision qui doit être mûrement préparée et réfléchie, et qui doit s'accompagner d'une prévision technico-économique afin de vérifier la viabilité économique de la conversion. La Chambre d'agriculture est là pour vous accompagner dans cette réflexion : Contactez le Point Info BIO de la Chambre d'agriculture (tel : 03.83.93.34.11) pour vous renseigner sur les démarches, la réglementation, les aides et faire une première approche de votre conversion.
Les démarches à réaliser pour se convertir :
Notifiez votre activité bio auprès de l'Agence Bio. Possibilité de le faire par courrier ou par internet sur www.agencebio.org dans l'espace notification.
Contactez et engagez-vous auprès de l'organisme certificateur (OC) de votre choix. La date de début d’engagement dans le bio correspond alors à la date de validation de la notification par l’OC. A partir de cette date, vous devez respecter le cahier des charges.
Demandez l'aide à la conversion, avant le 15 mai qui suit la date de conversion à l'AB avec votre déclaration PAC.
Pour passer d'une production conventionnelle à une production biologique, les terres doivent subir une période de conversion, temps pendant lequel elles seront conduites selon le mode de production biologique sans que les produits qui en sont issus soient valorisés en bio (d'où les aides à la conversion). Cette période est de :
La récolte, de fourrage ou de céréales, dans les 12 mois qui suivent le début de la conversion est considérée comme conventionnelle. Une céréale ne pourra bénéficier de l'appellation « Produit de l'Agriculture Biologique » si une période d'au moins 24 mois s'est écoulée entre le début de la conversion et le semis de la culture bio. Par exemple : avec une conversion démarrant au 30 octobre N, la céréale semée le 15 octobre N+2 ne sera toujours pas récoltée en bio.
La période de conversion peut être réduite si l'agriculteur peut prouver (factures, attestations) que ses terres n'ont pas reçu de traitements autres que ceux autorisés dans le cahier des charges pendant un certain nombre de mois avant le début de la conversion.
Les terres démarrent leur conversion en premier. Une fois que les pâtures ont passé un an ou que du fourrage C2 est récolté et peut nourrir les animaux, ces derniers peuvent démarrer leur conversion. Étant donné le critère des ¾ de la vie pour vendre des animaux pour la viande, ce mode de conversion est rarement adapté aux élevages allaitants.
Avantages :
Cette option permet de convertir d’abord les terrains tout en continuant une conduite conventionnelle sur les VL (concentré conventionnel jusqu’à avril de l'année suivante). En choisissant la date vers avril-mai, possibilité de convertir le lait en 18 mois.
Inconvénients :
Pour les animaux en viande (vaches de réforme, bœufs), il faudra attendre ¾ vie en bio pour pouvoir valoriser en bio. Nécessité de fournir 100 % C2 ou 20 % max C1 fourrage (hors maïs) et protéagineux pour convertir les vaches laitières.
Les animaux, les pâturages et les terres utilisées pour l’alimentation animale sont convertis simultanément. Ceci est possible seulement si les animaux sont nourris essentiellement (plus de 50%) avec des produits provenant de l’exploitation. Tout aliment acheté devra être bio (ou maxi 30% de C2) à partir d’avril. Les stocks d’aliments (fourrages et concentrés) produits sur l’exploitation avant le début de conversion seront consommés pendant la durée de conversion. Par contre, les stocks d’aliment non bio acheté avant la conversion ne pourront pas être consommés. Cette conversion permet de s’affranchir des ¾ de la vie pour la viande.
Au printemps | À l’automne | |
Cultures | La 4ème récolte sera bio (mais la 1ère récolte aura été conduite en conventionnel si l’engagement démarre en mai) | La 3ème récolte sera bio (si semée après la date anniversaire d’engagement) |
Aides bio | Les aides bio seront versées dès l’automne | Les aides bio ne seront versées qu’à l’automne de l'année suivante |
Animau | La conversion (si progressive) des animaux démarre un an seulement après (si 100 % C2 et 20 % max C1 fourrage pérenne et protéagineux) | Les animaux devront attendre un an et demi avant de démarrer leur conversion si progressive |